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Sourire à la saladeParce qu'un sourire à la salade, parfois, ça fait du bien !
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June 28 Rendez-vous hcez l'ophtalmo : vive la RATP !
Coup de gueule.
Ben ouais, imaginez : vous prenez rendez-vous chez l'ophtalmologue. Bien entendu, il faut s'y prendre pas mal de temps à l'avance (qui n'a pas eu à faire à un RDV six mois avant la date effective ?). Bien entendu, il faut prendre les transports pour y aller.
Et, mathématiquement, les deux ensemble ne collent pas, ne s'associent pas. Songez : RDV chiant à prendre + transports en commun = bordel
Alors, forcément, le jour J (en l'occurence, ce matin), vous vous dirigez nonchalament vers votre gare de RER, assez en avance pour ne pas être en retard (parce qu'en plus c'est la première fois que vous allez chez ce docteur). Et, forcément : grêve surprise !!!
Bon, youpi, on les aime.
Parle à ma main, j't'écoute pas
On va donc prendre le bus. Il est 10h00, le RDV est à 10h30. Laplace étant à un arrêt en RER de Gentilly, ça devait bien se passer. En Bus, cinq arrêts c'est pas la mort.
10h20. Nous sommes quatre à poireauter, le bus est sensé passer toutes les 12 minutes. Un petit vieux maugrée et finit par faire son bout de chemin à pied. Marre d'attendre.
10h40. Super, toujours rien. Le temps qu'il arrive, le temps que nous arrivions au cabinet, il sera bien trop tard.
10h45. Ras le bol, on abandonne. On s'excusera plus tard par téléphone, la secrétaire nous indiquera d'ailleurs que le médecin est parti à 11h30...
On passera à la médiathèque, juste en face de l'arrêt, où l'on a, bêtement, jamais mis les pieds. Y a plein de trucs intéressants, des BD à foison, des DVD à plus savoir qu'en faire, des CD pour se nourrir le cerveux durant des années non-stop. C'est, en conclusion, le seul truc bien de ce RDV raté : être rentré dans la médiathèque, avoir farfouillé les rayonnages, et s'être dit qu'il fallait peut-être que je me fasse ma carte...
Fait chier la RATP !!! June 22 Agences immobilièresDepuis quelques temps relativement récents, nous sommes à la recherche d'un nouvel appartement. Enfin, à la recherche... "attendant l'opportunité" serait plus adéquat : on ne se déplace pas en agence, on regarde quelques annonces, on visite rarement (un seul appart, celui d'une personne qui travaille avec Ying et qui va déménager en septembre)
Mais toute histoire aussi belle (et porteuse de glande) soit-elle se doit d'avoir un rebondissement inattendu, inespéré, in & out (euh... nan, pas toujours, là, je m'égare...)
Il y a deux semaines environ, Ying a déposé son dossier auprès de son CE, qui le fait passer aux associations qui s'en occupent. Et qui vous envoient de temps à autres une annonce et un droit de visite pour un logement à moindre frais. Voici donc arrivé notre tour, et leur première offre : 48m² pour 600€ charges comprises, à Créteil. Aujourd'hui, on paie 625€ pour 30m², charges semi-comprises parce qu'on se fait bien entuber dessus (rappelez-moi, après les trois mois nécessaires aux demandes du propriétaire à la sortie, de lui faire une belle lettre avec accusé de réception réclamant tous mes dus...) - en gros, on paie plutôt 700€ avec toutes les charges. Bon. C'est plutôt sympa, hein, pour l'annonce ? Dans l'ensemble, oui. Sauf que : Créteil, c'est purée loin. En gros, il faudra rajouter 45min au trajet du matin, et rebelote le soir. Soit 3 à 4 heures de trajet par jour. De toute façon, on n'a pas le choix : il faut aller visiter, pour prouver qu'on est intéressé par ce que fait l'association et avoir d'autres propositions, sinon on l'a dans le baba.
L'appartement, c'est le (A) en bas à droite (Cliquez pour agrandir)
Donc, hier matin, après le dentiste (c'est pas important dans l'histoire, mais quand même), nous sommes allé à Créteil vister cet appartement. 20 minutes de marche à pied entre le terminus de la ligne de métro et l'appartement plus tard, nous voici arrivés. Alors, oui, c'est vrai, le coin est très sympa. Y a un peu tout à proximité. L'appartement en lui-même est vraiment chouette, et le coin fait petite ville avec des beaux petits jardins (le vert, c'est une couleur que j'ai plus trop l'habitude de voir...). Sauf que, comme déjà : le temps de trajet presque doublé, ça me refroidit allégrement. Au retour, on a mit une heure et demie pour arriver à La Défense.
Mais pourquoi La Défense, puisque c'est pas là que t'habites, Salade ? Ben pour aller voir les agences immobilières du coin. Ha-ha, étonnant. On commence donc à Courbevoie.
Il y a deux ans (ou presque, hein, on est plus à ça prêt - et j'ai pas envie de compter le nombre de mois exact), nous avions visité un bel appartement à Courbevoie, un 47m² pour 800€, avec cave, parking, eau chaude, chauffage... Le truc génial, quoi. Mais notre dossier n'avait pas été retenu. Nous y sommes retourné, imaginant que dans ce grand immeuble un appartement pourrait se libérer sous peu. le gardien a droit à son repos : il n'est plus ouvert le samedi après-midi. Zut - report.
On continue donc dans Courbevoie, passant d'agence en agence. Sauf qu'à Courbevoie, c'est très prout-prout. Aucune idée du pourquoi, mais c'est ainsi. Les agents immobiliers vous prennent de haut (bon, le fait que je vienne en jeans et par rasé joue certainement, la prochaine fois je ferai le con - comme frangin, d'ailleurs - en venant en costume et bien propre sur moi, en jetant avant même de dire bonjour le montant de nos salaires réunis), se foutent de vous quand vous indiquez votre budget (quoi ? mais à 1200€ vous ne trouverez qu'un studio ! - ok, j'exagère, mais c'est quand même 1500€ le 55m², ce qui est pour cette vieille chouette un loyer normal...), et vous coupent la parole. La grande classe, quoi.
On retourne sur nos pas, traverse l'esplanade de la Défense, et se retrouve à Puteaux. Puteaux, avec sa mairie immense, sa place de l'hôtel de ville d'une taille monstrueuse, sa médiatique sur 6 étages - y a pas à dire, les impôts des sociétés installées à la Défense, ça rapporte... Ici, les agents immobiliers sont tous sympas, y a des jets d'eau, et les oiseaux chantent. Un vrai petit monde des bisounours, où mon petit poney gambade gaiement.
Ca a l'air idiot, je sais, mais la différence d'avec Courbevoie est énorme. Notre budget est plutôt pas mal, cadre très bien avec ce qu'on cherche, tout va bien dans le meilleur des mondes. Et, je sais pas pourquoi, mais je tombe sous le charme d'une annonce. Il y aura peut-être une grosse désillusion, j'en sais rien, mais sur le coup, elle m'interpelle agréablement. Collombes, 71m², 1070€. Certes, c'est au-dessus de notre budget (à la base, nous voulions 50m² pour 900€), mais l'écart est à notre avantage, surtout si on veut y rester un bout de temps. Rapporté au mètre carré, c'est moins cher que ce que nous voulions. Au niveau transport, en 15 minutes on est à la Défense, et de là, hop, ligne de RER A, et vogue la galère (ou le bateau mouche, pour faire local et ne pas être lynché...) Maintenant, faut visiter. La semaine prochaine, normalement.
En plus y a une cave, un parking, un mini-bar, des h(A)msters... (Cliquez pour agrandir)
Dans une autre agence, nous avons entendu un discours amusant, quand nous avions annoncé que nous n'avions pas déposé notre préavis, mais que nous cherchions quand même une nouvelle location. En gros, l'agent nous a fait une tirade sur "les propriétaires préfèrent louer à des personnes qui ont déposé leur préavis, car ils peuvent louer plus vite". OK, c'est normal, le propriétaire n'a pas envie que son bien reste vacant trop longtemps, ça fait des sousous en moins qui rentrent. Ensuite "même s'il y a deux fois plus de demande que d'offre, moi je peux vous trouver un appartement en moins de trois mois, y a pas de problème". Wouha, l'agent ultime, le gars qui te trouve, alors que t'es dans la merde si tu choisis pas à la fin le premier appart qu'on te propose, la location dont tu rêves au plus profond du dedans de toi. Alors, déjà : sourire. Ouais, tu nous dit qu'il est très difficile de trouver un appartement qui nous conviennent, sauf plat de nouilles monstrueux autour du cul (avec la petite sauce qui va bien, le fromage râpé et même le verre de vin), mais qu'il faut quand même se mettre dans une situation peu enviable pour trouver un appartement ? Nan mais faut être complètement con pour faire ça... Enfin, "je vous conseille très fortement de déposer votre préavis pour trouver une location" : le sourire ultra-bright va certainement nous convaincre de nous foutre dans cette merde monumentale que serait l'obligation de trouver un appartement sous trois mois, qui ne nous plairait pas forcément, mais dont nous aurions fortement besoin sous peine de nous retrouver à la rue, et en plus il faudrait le payer les yeux de la tête (jamais compris cette expression : où c'est-y d'autre qu'on a des yeux ?) et ne pas pouvoir imaginer trouver à moins cher sauf le pont pas loin . Evidemment. Bon, ceci dit, lot de consolation : dans l'agence travaille le sosie de Jean Dujardin.
C'est marrant.
Pose ton préavis, j'te dis ! June 18 Augmentation annuelleAujourd'hui, j'ai enfin vu mon directeur, pour mon augmentation annuelle. Après une petite discussion sur mes aspirations, mes envies, mes résultats actuels, nous en sommes venu aux faits.
Donc : j'ai rien, nada, que dalle. Youpi.
Dommage collatéral (si l'on veut) : Virgin, qui m'a vu débarquer pour me venger sur le tome 2 de De cape et de crocs.
Mon nouveau copain
Ce week-end, une fois les envies mesquines passées, je me mets à mon CV. D'ici là, je me conformerai à mon contrat : pas plus de 40 heures par semaine.
Oui, oui, il y a comme de la rage dans ce billet... June 17 Foutage de gueule façon Optic 2000
En allant à mon arrêt de bus, ce soir, j'ai vu une bien belle pub d'Optic 2000. Une belle pub, avec un beau foutage de gueule - mais comme le public visé n'est pas sensé voir correctement, et d'autant plus doit-il être dans une tranche d'âge relativement âgée (quoique) donc naïve, et surtout, surtout, avec tout plein de fric à dépenser. En un mot (ou presque) : y a bon !
Je vous laisse déjà vous délecter de cette affiche, récupéré sur leur site :
Un voyage au Mexique à gagner !
Ben non, ce n'est pas le voyage au Mexique, qu'il faut voir (haha, piège !) Non, c'est tout simplement l'accroche toute pourrite : Les Prêts à Porter sur Mesure.
Rien ne vous choque ? Comment quelque chose (disons, un habit) peut-être sur mesure et en même temps en prêt à porter ? Aberrant - complètement con, oui.
Je disais donc qu'il y avait autre chose derrière tout ça, puisque cette affiche n'est que le premier point du foutage de gueule monumentale de la part d'Optic 2000. En effet, et comme je l'ai mentionné, je suis allé sur leur site pour prendre l'image. Et ma curiosité m'a poussé à cliquer dessus (surtout parce que j'en voulais une plus grande et de meilleure qualité, il faut bien l'avouer)
On tombe donc sur une vidéo (qu'on ne peut pas passer, d'ailleurs, merci pour ceux qui ont encore des petites connexions - mais comme le gugus doit déjà avoir raqué pour un gros PC à 1000€ à la FNAC ou Carrefour dont il n'a pas du tout besoin, il doit bien être aussi chez Noos ou France Telecom, donc bon...) Et cette vidéo nous montre les grands avantages de ces nouvelles lunettes en faisant un comparatif avant / après résumé ensuite en deux photos, et sachant que ce sont des lunettes pour voir de loin comme de près :
Avant / Après l'arnaque
Ben ouais : acheter ces super lunettes sur mesure en prêt à porter (ou inversement), ça permet aussi d'avoir automatiquement un nouveau look (et tout y passe, hein, on a une minute de détail dans la vidéo : maquillage, couleur, coiffure, botox...)
Voilà, donc. Chez Optic 2000, quand t'achètes des lunettes, ça te rend belle. Ben voyons. Merci Johnny.
- Z'y verront que du feu !
- Ha que ouais.
Journée constructiveLundi 16 Juin 2008 : une date à marquer d'une pierre noir la mèr. Pourquoi ? Parce que c'est le premier jour de ma vie (oh, que c'est beau-mignon-bisounours comme façon de le dire) où je n'ai strictement rien glandé au boulot.
Depuis deux semaines, je suis sur une partie du projet qui rompt avec ce que je faisais auparavant - même si pas mal de données sont rattachées à cette première partie. Et, en changeant de partie, j'ai changé de manager direct. Une couche supplémentaire c'est rajoutée, spécialiste de la partie en question.
Et ce manager a une façon différente de voir les choses. Pas meilleure, pas moins bonne - différente. C'est un bon bonhomme des îles, qui travaille comme il serait caricaturé. Il travaille très vite, réfléchit tout aussi rapidement, mais considère sa journée comme ayant un nombre d'heures de travail limité, qu'il ne dépasse donc pas. Et il en attend de même de nous. Du coup, on doit suivre la cadence, mais nos journées sont du coup plus courtes. Et c'est là qu'est la différence : auparavant, on travaillait tout aussi bien, mais une heure et demie de plus par jour. Cool, on gagne donc du temps dans notre journée.
Mon bonhomme des îles
D'autre part, ce que nous faisons s'approche bien moins de la dead-line. Autant nous en étions au bord dans la partie précédente, autant maintenant nous ne sommes que sur la conception de notre partie, donc au tout début, donc avec tout le budget et le temps possible - bien qu'il faille songer aux effets de bord à moyen terme, et l'impact que cela pourra avoir sur nos journées de la fin de la période budgétée.
Quoi qu'il en soit, donc, ma façon de travailler a changé.
Et c'est là, enfin, après une explication qui doit vous permettre de voir les changements, que je me dirige droit vers hier.
J'ai rien foutu, donc.
Travaillant plus vite, plus "efficacement" (bien qu'il y ait moins à faire, hein, c'est aussi à prendre - sacrément - en compte), j'ai fini vendredi midi ce que je devais faire. Parce que je suis un mec bien. Un mec bien dont le manager part en vacances, le manager de la première partie reprenant alors la main (vous suivez ?). Sauf qu'il n'a pas encore toutes les connaissances de cette deuxième partie. Qu'il doit donc reprendre les informations et les tâches à effectuer. Et que je me retrouve à attendre patiemment qu'il nous fasse tout cela, me tournant les pouces.
Résultat : glande totale.
J'ai donc découvert, hier, la division par zero, le calcul des masses que le CERN s'amuse à pointer du doigt, le boson de Higgs, le principe de Peter... Que Dieu blesse l'Internet et la connexion haut-débit. Et les conneries forumiesques qui vos poussent à ces connaissances innocentes.
Ce par quoi tout a commencé...
Ce qui m'emmerde, par contre, c'est que je suis TT² de la partie discussion²² de HFR²²², alors je lurke²²²², mais ça me frustre. Et c'est pas évident de passer ses journées ainsi, finalement.
²: TT = Teletubbies. Quand on a fait quelque chose de mal sur le forum (pour ma part, du hors-sujet), les modérateurs (la haute autorité régissant tout ça) nous TT pour quelques temps : on est alors alors redirigé, quand on veut écrire un commentaire, vers la page d'acceuil des Teletubbies. ²²: partie discussion : ramassis de n'importe quoi d'un forum. On en apprend tout plein, mais on y perd notre raison, notre temps, et notre productivité. ²²²: HFR : Forum de discussion, initiales de hardware.fr ²²²²: lurker : regarder. J'ai jamais bien compris quelle fichue déformation de look avait été commise, mais c'est pas beau à voir. May 06 Le steak tartareTout le monde s'en contre-fiche, mais aujourd'hui, tout seul à la maison, j'ai goûté : du tartare Charal ! Ouééé !
Mettons le tout dans son contexte. Je suis en vacances. En bon gros Geek (merci Ying de me l'avoir d'ailleurs rappelé), je prévois ma journée pour du ponçage de CPU et de rad, activité follement passionnante s'il en est. Or, ça creuse. Et donc, vers trois heures de l'après-midi (j'ai pris mon petit-dej' à 11h et le tancarville cachait l'horloge), je me décide enfin à cesser pour un temps mon travail.
Sauf que, forcément, j'ai pas envie de me mettre aux fourneaux. Donc, je me fais le steack tartare qu'on avait acheté un peu comme ça, pour goûter. Je le sors de son sachet, regarde cette viande bien rouge alors que j'ai pour habitude de bien la griller, je mets l'assaisonnement, je touille et mélange... J'avale une bouchée... Et ben c'est pas si mal que ça !
Après le coeur de boeuf, les intestins de porc, j'ai mangé du steack tartare ! Tadam !
Mindfuck, tout ça tout ça...
Sauf que je l'ai mangé devant un film d'horreur anglais, Severance. Enfin, de l'horreur à langlaise, quoi, avec son humour noire et ses scènes pas non plus trop hard... Il n'empêche, je peux tout encaisser, j'en ai maintenant la preuve.
Je suis un homme, un vrai. May 04 Indiana Jones et Le Temple MauditLes Indiana Jones, on les a tous vu au moins une fois (si ce n'est pas le cas, il faudrait penser à corriger cette monumentale erreur), et on les regarde encore et encore avec plaisir. Hier soir, encore, j'ai regardé le deuxième film de la saga : Le Temple Maudit. Pas le meilleur à mes yeux (presque un nanard sur certaines scènes), mais un bon film quand même, qui prend goût au bout d'un petit moment cependant, les premiers instants n'étant pas spécialement palpitants.
J'ai simplement relevé quelques éléments amusants ou incohérents dans ce film (on passera sur le côté aventurier et magique, puisque c'est après tout le fond de commerce de notre ami), que je vais partager avec vous tout de suite (c'est sympa de me lire, merci). Je suis sûr que certains trucs vous sont déjà connus, mais c'est pas grave, moi je ne les avais pas encore remarqués.
Indiana Jones et Le Temple Maudit commence à Shanghaï, dans un club. Une scène d'action intense plus tard, notre héros en sort par la fenêtre et aterrit dans une voiture conduite par Demi-Lune, qui démarrera en trombe en passant devant l'enseigne du Club Obi-Wan.
May the force be with you !
Ce qu'il faut savoir, c'est que les Indiana Jones sont certes réalisés par Steven Spielberg, mais ils sont produits par George Lucas (dont la société fait les effets spéciaux). Or, George Lucas, c'est monsieur Star Wars. Et, dans Star Wars, on a un petit rigolo qui se balade en robe de chambre avec son bâton de réglisse fluo qui porte le même nom (ou presque) : Obi-Wan Kenobi. Le blague que voilà !
Zvoum
D'ailleurs, nos deux comparses barbus endosseraient le rôle de touristes dans la scène de l'aéroport. J'les ai pas vu :-/
- Tu vas voir, comme ça on est incognito
- Ouais, mais c'est pas le bon film, là...
Quand Joe Dassin s'invite dans l'Empire du Milieu, il se plante de sortie sur la grande autoroute. Ce qui fait que quand Indy prend son envol de Shanghaï en direction d'on ne sait où (si ce n'est qu'il va se taper quelques milliers de kilomètres en pionçant son chapeau sur le visage, le tout dans un zing qui aurait du mal à faire deux cents bornes sans s'écraser), il passe dès le début de son voyage au-dessus de la Grande Muraille.
C'est ça, la magie du cinéma...
A votre droite, les canaux de Venise
Un titre aussi peu politiquement correct, je m'outrationne ! Oui, mais non. Venons-en aux faits.
La première fois qu'Indy, Willie, et Demi-Lune arrivent dans le Temple Maudit, ils sont spectateurs d'un sacrifice humain. Le sacrifié est mis dans une cage, le grand gourou au sourire de fou et aux yeux globuleux plonge sa main à travers sa peau et lui arrache le coeur, le bonhomme survit et est descendu dans la lave, son coeur s'embrasant alors. On peut se dire que le rite est commun à tout sacrifice. Mais non.
Tiens ! V'là du boudin !
Quand Willie est capturée et mise au sacrifice, Indiana, alors drogué, l'enchaîne à la cage, mais le gourou ne lui arrache pas le coeur. Disons que s'il devait le faire, il devait passer à travers le corsage, et on ne ferait jamais ça dans un film, sauf peut-être si on tombe sur Manon la Gueuse. Ne choquons pas dans les chaumières, brûlons simplement.
Mais prends-moi le coeur, bordel ! C'est dans le script !
Ho hisse ! et qu'on descende la cage... Sauf qu'arrivée à cinq mètres de la lave en fusion, celle-ci ne fond pas, et notre hystérique héroïne ne prend pas feu - tout au plus perd-elle sa couronne de fleur, omagad j'suis sûr qu'il y a une explication freudienne là-dessous...
Chaud au cul
Donc, c'était une réflexion empirique m'amenant à penser que les gentilles (casse-pieds) n'ont pas de coeur et ne prennent pas feu. Voilà. Haha.
Pour finir, plein de captures d'écran du repas pris au repas du Mahardjah, parce que ça met l'eau à la bouche avant le goûter. Et que ça fait à chaque fois avoir une grimace de dégoût, mêlé d'un côté sadique parce que les plats sont amenés à Willie et Demi-Lune, alors que Indiana Jones a autre chose à manger, voire ne mange rien, mais c'est un héros donc il s'en fout.
Où qu'elle est ma tartine de Nutella ? May 03 Deux jours en Bretagne & Normandie
Ce jeudi, nous étions le 1er Mai. Et, joie, nous avions tous les deux posé notre vendredi : long week-end prévu ! Ying, qui y pensait depuis un petit moment, souhaitait voir le Mont Saint-Michel. En un jour, ça fait quand même pas mal de route (surtout que je suis seul à conduire), alors autant prévoir d'y rester plus longtemps. Or, les prévisions / mise au point d'un planning, c'est pas trop mon truc. Résultat : on prend quelques affaires, et en voiture Simone - sans pour autant savoir où on s'arrêtera. Ah, les jeunes ! Toujours prêts à partir à l'aventure (enfin, pas trop quand même, hein, on avait imprimé les cartes des villes par lesquelles on allait passé, histoire de pouvoir imaginer un trajet et des étapes...)
Jeudi, donc, départ. Titine va faire de la route - et elle est loin d'avoir l'habitude, puisqu'en presque trois ans, son kilométrage culmine à même pas 13 000 bornes... Comme il se doit, on prévoit de se lever à une heure correcte sans plus (sans modifier l'alarme de la semaine), mais on reste sous la couette un peu plus longtemps, on déjeune plus longuement, on prend notre douche en baîllant aux corneilles (pas évident sans s'étouffer avec toute cette flotte qui vous dégouline sur la gueule), et on ne partira que vers 10h30. Pas très grave, faut environ deux heures pour arriver à Caen, donc on s'arrêtera manger là-bas avant de faire un détour par les plages.
La route n'est pas trop longue, la seule partie chiante (mais tout le monde s'en serait douté), c'est celle nous faisant quitter l'île de France, peuplée d'animaux incapables de conduire sans mettre les autres en danger. On arrive à Caen bien plus tard que prévu (bon, il a fallut qu'on passe à la pompe à essence, mais je ne pense pas que c'est ça qui nous ai temps ralentis), vers 14h. Trouver un restaurant encore ouvert à cette heure, c'est une mission digne de Peter Graves ; nous choisirons alors la facilité avec le McDo du coin (Caen doit avoir plusieurs coins, donc plusieurs McDo, hein, faut pas croire...) Sur le parking, un groupe d'abrutis qui fait mumuse sur un kart. Ils sont complètement cons, vont le bousiller avec l'asphalte peu plat, bourré de bosses et de gravier, mais ils sont e-r-e, et le gugus dessus, sans casque, de passer à ras les voitures garées. L'a failli se viander quand il a frôler un trottoir - j'attendais que ça, en fait...
On reprend la voiture, se paume un peu - juste ce qu'il faut pour que ça fasse quelque chose de palpitant dans mon récit - et prenons la première sortie du périphérique qui semble mener vers la côte. Ca a un nom à dormir debout (voire coucher dehors, hop, je vous fait un lot avec les expressions pourries, ma bonne dame), mais c'est pas grave : Ouistreham.
Ouistreham, c'est un petit bout d'Angleterre en pleine Normandie. Sur les parking, on roule à gauche, et tout le long de la route, c'est écrit en anglais. Il y a un ferry, menant donc vers ce doux (hum) pays, et à la porte de celui-ci, un beau et grand panneau indiquant les bases de la circulation en France (on roule à droite, d'abord, et les limites de vitesse en agglomération, autoroute, et route sont de 50-130-110 ; ceux qui ne le savaient plus - pas - sont invités à réviser un coup)
Welcome to Ouistreham
Sur les plages, c'est le pied pour le p'tit gars que je suis, et qui n'a pas un grand amour pour la flotte - sauf, à la limite, pour y tremper les pieds, et encore. Non, ce qui m'a plu, c'est l'image de la grand plage, avec ces herbes hautes fichées dans le sable, sa légère pente de cent mètres jusqu'à l'eau, puis comme une petite dune, et encore cent mètres, recouverts à marée haute. Le sable est génial, et pour ceux qui pensent le contraire : m'en fiche. Quelques personnes font du cerf-volant.
^^
On a le gamin qui lève les bras alors que ça ne sert à rien, et la grand-mère qui tient au-dessus de sa tête le losange bleu à longue queue jaune, qui ne prendra son envol que quelques secondes avant que le gamin veuille faire comme les grands, rate lamentablement son looping, et s'écrase eu sol. On a le gars qui s'y connaît un peu mieux, et dans lequel je me suis reconnu, qui sait le faire voler, qui sait faire des figures, mais le tout assez vite, sans forcément de vitesse, et qui se plaît à entendre la voilure vibrer sous le vent. On a le bonhomme de trente ans, le seul, qui lui joue tout en finesse, dont le cerf-volant ne fait pas un bruit, mais réalise des figures que mon imagination ne pouvait rêver - et n'a toujours pas pu conceptualiser le moyen d'y arriver, les cordages étant d'un coup détendus, le losange vrillant pour se poser en douceur, avant d'être tendus sans hâte, et d'emporter la voilure parallèlement au sol. On a enfin le sportif qui s'entraîne avec sa voile, voile qui doit le tirer sur sa planche, sur l'eau ou sur terre ; il ne fait que peu de figure, mais s'envole parfois de quelques dizaines de centimètres.
L'albatros...
Il y avait ce jour un cross sur la plage, une partie était donc réservée, avec des fils délimitant le terrain de course, une belle ligne d'arrivée, et l'immanquable buvette. Au bord de l'eau, des groupes de cavaliers, trottant dans l'écume, les enfants montant fièrement leur poney. Quelques chars à voile. Au loin, un ferry ou un bateau tout rouillé, qui étrangement ne dénature pas le paysage.
Demandez à mon ch'val !
Le sable est étrange, là où la mer le recouvre lors des marées hautes. Il est beaucoup plus dur que la plage elle-même, puisque gorgé d'eau, et quelques pêcheurs à pied le gratte pour trouver quelques coquillages. Ying en ramassera quelques uns. Je suis, pour une raison que j'ignore, émerveillé par les petites vagues du sable. Ce sont comme des milliers de dunes, de deux centimètres de haut, très solide. Un bras de mère, très peu profond, nous coupe la route - mes chaussures ont eu chaud. Un crabe me fera sourire.
Juillet 1969
Au loin, sur la terre, des éclairs, et une partie du ciel tranchée par quelques grands coups gris, anonciateurs d'une pluie malvenue. On rebrousse chemin, se dirige vers la voiture, que l'on a laissé loin, bien loin, ne sachant guère à quelle distance se trouvait la plage. Qu'importe, nous avons un parapluie. Un dernier coup d'oeil vers ces quatre couleurs se marriant bizarrement : le brun de la plage, le gris réverbérant de l'eau, le bleu du ciel, le gris de la masse nuageuse. Et l'on s'en va.
Et l'on s'en va.
La route vers le Mont Saint-Michel est longue et ennuyeuse. Elle l'est tellement, que je m'endors. On s'arrêtera sur une aire une bonne heure, heure durant laquelle je pioncerai recroquevillé sur la banquette arrière, Ying profitant simplement d'un fauteuil passager qui se baisse complètement.
Il est 19h, il nous reste une cinquantaine de kilomètres, il va être temps de trouver un hôtel.
La partie de route menant au Mont n'est pas une autoroute, c'est une départementale le long de laquelle plein de gîtes proposent leurs services. Sauf qu'un jour comme aujourd'hui, beaucoup sont plus que complets, et proposent aux naïfs parisiens de dormir dans la cabane au fond du jardin - c'est pitoresque et authentique, c'est Jean-Pierre Pernaud qui l'a dit. Nous avons de la chance, le premier hôtel / restaurant (point sur lequel je comptais pour ce soir) a encore une chambre. Bon, deux lits séparés, mais honnêtement on s'en tape. La gérante nous fera une petite réduc' parce que la TV marche pas (idem : s'en fout). On monte nos affaires, puis rédescendant prendre notre repas : huîtres et canette pour Ying, terrine et poulet basquaise pour moi. Avant de se coucher, on prendra une douche bien méritée (qui est aussi un réelle plaisir tout simplement parce que chez nous c'est pas possible, foutue chaudière), on poussera les lits l'un contre l'autre (oh ! c'est mignon), on éteindra les lumières et - plus personne.
Et dire que je me suis caché dans le placard...
Le réveil sonne à 7h30, le petit déjeuner est servi de 8h à 9h30, on sera devant notre bol à 8h30. Ils ne proposent pas grand chose pour 6,60€ : morceaux de pain ridicules coupés en diagonale (super pratique pour les tartines), un croissant, jus d'orange et lait à volonté, café ou thé ou chocolat, charcuterie et fromage, beurre et confiture.
Mine de rien, je critique (c'est vrai, quoi, avoir une tasse propre et une serviette différente de celle de la veille c'est toujours plus agréable), mais ça faisait longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi : les lits sont géniaux, le matelas douillet comme pas permis, les draps bien tirés, et le coussin moelleux à souhait. Top.
Pour ceux qui seraient intéressés, ça s'appelle le Pommeray, à Céaux (et ils acceptent les chèques vacances :-D) Sauf que personne sait où c'est, Céaux, et que de toute façon si vous y passez vous irez ailleurs.
Il fait brouillard, ce matin. Pas d'autre choix que de le supporter, pas plus, d'ailleurs, que la file de voitures que nous suivons tant bien que mal. Ce qui nous fait pousser un soupir de dépit digne de Roland Magdane, c'est de voir leur plaque d'immatriculation. Tous de région parisienne :-/ De foutus parigots qui ralentissent parce qu'ils voient un troupeau de mouton (oui, vous avez bien lu : oh ! des congénères !), ou parce qu'ils passent devant une usine pour touristes sur laquelle est écrit "Biscuiterie du Mont Saint Michel"
Enfin, nous arrivons à la longue route reliant le Mont à la terre, et nous distinguons au loin le monument, dont une bonne partie de la pointe, si ce n'est toute, est masquée par la brume. Des moutons à tête noire broutent là où l'eau doit remonter, et une partie d'entre eux se prend d'envie de traverser la route (sans parler du 94 qui grillera tout le monde, parce que Môssieur ne peut pas attendre que les bestiaux fassent leur bonhomme de chemin, connard)
Y a des moutons, partout sur la roooute...
Le parking insubmersible (ça fait très Beatles, dit comme ça...) coûte les yeux de la tête : 4€. Ils perdent pas le Nord, par ici. Quoi qu'en réfléchissant, ce n'est pas non plus exagéré, vu que de toute façon on peut bien rester une journée pour 4€... N'empêche, j'ai juste envie de râler.
Vue du parking
On quitte la voiture, et se dirige vers le Mont Brumeux (Oui, c'est le titre d'un livre qui fait très très peur, et même que je l'ai pas lu tellement j'en avais les jambes tremblantes et les fesses serrées). Tout le monde se dirige vers la porte principale, mais comme d'hab', on choisit de partir sur un côté, à gauche, le long de la muraille sans pour autant aller sur le sable de la baie. Ce qui nous permet d'aller dans une bâtisse où nous retrouvons seuls, de la traverser, et de nous retrouver sur une petite plage avec un quai. Forcément, le monde attirant le monde, il a fallut que nous y allions pour que d'autres nous suivent. Ce qui fait que nous sommes maintenant loin d'être seuls. Il nous reste donc plus qu'à nous enfoncer dans la foule.
Je passe et je rapace... Mais c'est serré quand même !
Je ne pense pas qu'il me soit utile de décrire le Mont Saint Michel. Si vous ne connaissez pas, il serait bien que vous y alliez, parce que c'est quand même sacrément beau. On a, au pied, des maisons qui sont encore utilisées, plus haut, des domaines anciennement habitées par "ceux qui gouvernent", et enfin, tout en haut, l'abbaye tant connue, que l'on peut bien entendu visiter moyennant finance (le tarif étant bien entendu indiqué qu'à la caisse, donc une fois que vous avez fait la queue... Très peu pour nous, on entrera par la sortie, haha, rebelles que nous sommes !)
Tout là haut...
Une bonne partie des maisons a été transformée en magasins souvenirs ou restaurants, on entrera dans deux-trois, achètera quelques cartes postales et un bouquin sur le Mont (assez intéressant je dois dire), regardera un peu tout, se moquera devant les bougies en forme de phare avec un dessin du Mont, jettera un coup d'oeil aux fausses armes, pensera aller dans un restaurant avant de voir les prix des sandwichs, parce que nous ne voulions pas non plus manger durant trop longtemps, et finalement, un petit tour et puis s'en va, alors que le brouillard s'est levé.
La Mère Poulard tient le Saint Michel's Sex Shop, conformément à la légende
Nous irons manger, après avoir repris la voiture, à la Brioche Dorée au bout de la route, et je m'émerveillerai bêtement devant une bâtisse et son panneau qui interdit aux allemands de chier contre...
Faut rester groupiert !
Alors que, sous les conseils de Jim, nous devions nous rendre à Cancale, Ying a finalement préféré aller à Saint Malo, comme, en fait, c'était prévu au début. Je ne sais pas à quoi ressemble Cancale, mais Saint Malo vaut son pesant d'huîtres.
Lorsque j'y étais allé la première fois, il y a quelques années, nous nous étions simplement arrêtés sur une plage, magnifique, avec un fort sur la gauche, avant d'entrer dans la vieille ville et d'y manger notre galette. Mais cette fois, impossible de retrouver ni la plage en question, ni la vieille ville - j'suis pas doué. En fait, je savais pas comment était Saint Malo, je n'y avais fait qu'une halte, et aujourd'hui c'était le même principe (ou plutôt, comme vous l'aurez compris, le principe était de venir passer l'après midi au bord de l'eau, sans se prendre le choux, avant de repartir gaiement)
Voici donc notre navire arriver à bon port, et de suivre la direction de celui de plaisance en espérant nous y amarrer - pas une place. On continuera donc un peu, avant d'enfin trouver une place un peu plus loin, alors que je viens juste de klaxonner au cul d'un belge parce que monsieur recule alors que j'avance (comment veux-tu, comment veux-tu...). C'est à pattes, enfin, qu'on longera la côte et sa plage à marée basse, juste à côté de la Tour Solidor.
La tour Solidor
La tour Solidor est un donjon fortifié composé de trois tours réunies par de petites courtines situé au débouché de la Rance. Il fut construit entre 1369 et 1382, par le duc Jean IV de Bretagne afin d'avoir un contrôle sur la Rance à une période où la ville de Saint-Malo était rebelle à son autorité. La tour a été bâtie sur un site déjà fortifié et qui comprenait un petit châtelet, transformé en corps de garde du nouvel ensemble et une enceinte fortifiée, elle même construite sur des fortifications gallo-romaines. L'histoire et l'évolution des technologies militaires ayant rendu son usage initial caduque, la tour fut transformée en prison. Elle héberge désormais un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long-cours et les Cap Horniers. Son aspect actuel est un peu différent de celui qu'il avait au début du 20e siècle, il ne subsiste en effet comme bâtiment que la tour et le corps de garde. (Source : Wikipédia)
En redescendant vers la mer, on croisera un bonhomme sur son vélo tout-terrain, en train de dégonfler ses pneus pour faire de l'acrobatie sur les pierres, tenant en équilibre, sautillant sur place, bondissant d'un roc à l'autre. Le tout juste à côté d'une grand-mère qui manifestement était légèrement effrayée au début, avant de se rendre compte que l'ado ne voulait aucun mal à son sac à main. Elle pu donc ranger sa bombe lacrymo.
On passe devant une grande bâtisse scout, monte des escaliers abruptes, passe par la gauche, et suit la côte, toujours. Nous entrons dans ce que nous pensons être un parc côtier, qui se révélera par la suite être le pourtour de l'ancienne et indestructible base allemande. Sur la route, il reste des bunkers, ou plutôt des tourelles en métal, dont je ne connais absolument pas le nom. Ce sont un peu comme des dômes, d'un mètre cinquante de haut, avec des ouvertures en direction de la mer, par où passaient les canons. C'est impressionnant de voir les marques laissées par les obus et balles tirés par les alliés : malgré l'épaisseur monstrueuse des bunkers, les impacts s'enfoncent de plusieurs centimètres, et un obus a quasiment fondu dans le dôme.
Ainsi fond, fond, fond...
Un peu plus loin, on s'arrêtera sur un banc, comme des petits vieux, à se faire un mini-goûter avec vue sur le port de plaisance / commerce / industrie. Un ferry arrive, un scooter des mers le dépasse. En face, de l'autre côté du port, ce que je cherchais. Ben oui, Saint Malo, comme je l'ai déjà dit, je ne connaissais pas plus que ça. De là où nous sommes, on voit l'ancien Saint Malo, celui où nous voulions aller à la base : il nous suffira de reprendre la voiture, faire le tour, essayer de trouver cet endroit, nous garer, faire un tour. Une partie de plaisir, quoi.
J'ai mangé des Petits Ecoliers...
Avant de rebrousser totalement chemin, on passera par l'intérieur de la base allemande. De là-haut, on a une vue vraiment dégagée et large, panoramique, sur la Manche. De quoi voir les navires militaires ennemis arriver. Et, accessoirement, les mitrailler / obuser / envoyer des fleurs. Plusieurs parties sont interdites au public. Un musée y a été créé, étrangement il fonctionne par session : il faut venir à une heure précise, et un guide arrivera, qu'il faudra suivre, et qui, comme tout bon guide qui se respecte, nous expliquera comme le fort marchait, comment Saint Malo a été libéré, comment les Alliés sont entrés dans la ville, comment le fort tient encore debout. Parce que pour tenir, il tient. J'imagine même pas les tonnes de dynamite qu'il serait nécessaire pour le détruire, vu l'épaisseur des murs en béton armé. Des p'tits lapins courrent un peu dans tous les sens, c'est amusant. En haut d'une tour, un canon anti-aviation est plié en quatre et est tombé à la renverse, tellement la guerre, c'est drôle. C'est le moment de quitter la scène après cette pathétique tirade.
Pinpin s'en va en guerre
De retour à la voiture, nous repassons le long de la côte ; la marée est montée, et les bateaux qui restaient figés dans le sable flottent maintenant joyeusement. Et les mouettes s'amusent elles aussi comme des folles, à s'en vriller les tripes, et à balancer un monstrueux guano sur mon pare-brise - sales bêtes ! Devait être malade, celle-là, c'est pas possible autrement. Pour le côté pâtisserie, y a | ||||||||||||||||||||||